20minutes –  Dans Ma mère patrie* (l’anagramme de « ma mère partie »), Hanane Charrihi, l’une des filles de Fatima Charrihi, première victime de l’attentat de Nice, livre un vibrant plaidoyer pour « l’union ». Au-delà des amalgames.
« En étant la première à tomber sous les roues du camion, ma mère, musulmane, est devenue une sorte de symbole, explique la jeune femme de 27 ans, préparatrice en pharmacie en région parisienne. L’idée de parler de ça, de dire et redire que ce terrorisme aveugle est dicté par la folie et surtout pas au nom d’une religion m’est venue dès le 15 juillet ».

Ecrit avec Eléna Brunet, journaliste à L’Obs, son témoignage « est un appel à la tolérance, contre l’ignorance qui nous désunit ». « Comme quand je vois encore aujourd’hui des commentaires qui tournent sur moi et sur ma supposée burqa [elle porte le hijab], explique-t-elle. Il y a des gens qui mélangent vraiment beaucoup de choses ».
Jusqu’à l’agression pour laquelle ses parents lui ont appris à rester « stoïque ». Dans son livre, cette mère de deux enfants raconte les provocations.

Une association « pour sensibiliser »
« C’est la peur qui mène à ça, souffle-t-elle. C’est ce que ces terroristes cherchent à provoquer. Mais, je suis optimiste. J’ai de l’espoir. » Avec Ali, son frère, et sa sœur Latifa, Hanane Cherrihi vient également de lancer l’association Ma mère patrie, qu’ils ont imaginé pour « sensibiliser et œuvrer pour la déradicalisation ».

 

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