Fréquence Terre– Monde solidaire s’attarde cette semaine sur la situation du Kurdistan irakien où deux millions de réfugiés et de déplacés vivent dans des camps après avoir fui la guerre.

Fidèle à ses engagements, la Fondation France Liberté se lance pour trois ans dans un programme d’éducation et de formation à destination de ces populations isolées, dont les besoins psychologiques et sociaux restent importants.

Avec Jérémie Chomette, chargé de mission à France Libertés, de retour du Kurdistan irakien.
Quelle est la situation du Kurdistan irakien ?

« Le Kurdistan est une région qui est à cheval sur quatre pays, la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak. Nous, nous sommes actifs sur le Kurdistan irakien, une région au nord de l’Irak. Sa particularité est d’être une région autonome à l’intérieur d’un Etat, l’Irak. On estime à deux millions de personnes réfugiées et déplacées. Il y a des réfugiés qui arrivent de Syrie, entre 250 000 et 400 000 personnes. Et il y a un grand nombre d’Irakiens qui se déplacent vers le Kurdistan irakien. Ils vivent dans 49 camps. On a entre 7 000 et 15 000 personnes dans ces camps. Les plus grands peuvent accueillir jusqu’à 30 000 personnes. »

Pour ces populations qui sont déracinées et pour faire face à leur souffrance sociale et psychologique, France Libertés se lance dans un programme d’éducation et de formation à destination de la population des camps et notamment de la jeunesse. De quoi s’agit-il ?

« Il faut revenir un peu en arrière pour comprendre le projet. La dernière fois où Danielle Mitterrand s’est rendue au Kurdistan irakien, en 2009, elle avait rencontré le président et plusieurs personnes du gouvernement régional autonome. Elle s’est dit qu’il fallait faire quelque chose pour la jeunesse, car on était sur une nation qui était en train de voir le jour. Elle s’est rapprochée de la Fédération Léo Lagrange, une fédération d’éducation populaire. Ensemble, France Libertés et la Fédération Léo Lagrange ont appuyé le gouvernement kurde dans la mise en place de formations des cadres de la jeunesse pour développer les politiques de jeunesse. Cela s’est fait de 2013 à 2016. Lorsque nous étions sur place, est arrivée la guerre et la crise des réfugiés et des déplacés. Nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de mener, dans ces camps, des actions d’animation périscolaire et extrascolaires, qui puissent permettre aux enfants de s’épanouir et d’évacuer les traumatismes. »

La semaine prochaine, nous reviendrons en détails un peu plus longuement sur ce programme de la Fondation dans ces camps de réfugiés au Kurdistan irakien.

 

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