Dans un rapport choquant sur la situation des mères prisonnières politiques emprisonnées dans la tristement célèbre prison d’Évine, la prisonnière politique Narges Mohammadi décrit les tortures psychologiques auxquelles elles doivent faire face.

Narges Mohammadi écrit : « Certains jours de la semaine sont spéciaux pour les femmes retenues dans la prison d’Évine. Huit prisonniers sur un total de 31, dont Maryam Akbari Monfared, Leila Jamaat, Nigara Afsharzadeh, Narges Mohammadi, Zahra Zehtabchi, Fatemeh Mosana, Azita Rafeizadeh et Nazanin Zaghari, ont des enfants en bas âge. »

Le régime iranien ne donne le droit à ces détenus de voir leurs enfants qu’une heure un jour très spécial. Narges Mohammadi écrit concernant ces courtes visites, le lourd regret et la privation dans les cœurs et les âmes de ces enfants qui doivent subir cela. Elle décrit également le sens commun parmi ces mères à la fin de leur rencontre avec leurs enfants.

Zahra Zehtabchi est une de ces mères. elle a été condamnée à 12 ans de prison. Narges Mohammadi écrit : « Zahra est une femme très calme et très patiente. Vous ne croiriez pas à quel point elle est patiente. Sa petite fille Mina vient lui rendre visite les mercredis. Elle se dépêche de venir voir sa mère après l’école. »

Maryam Akbari Monfared est une détenue de 40 ans. Elle aussi a été condamnée à 15 ans de prison. Une mère qui, comme l’écrit Narges Mohammadi, a été obligée de quitter sa fille à l’âge de 3 ans et demi pour aller en prison. Elle n’a pas beaucoup d’expérience dans les relations mères-filles avec sa petite fille. Narges Mohammadi écrit : « Mais ces courtes visites sont une chance pour ces personnes d’avoir une conversation mère-fille. Une fille qui ne peut pas connaître le sens du mot mère à travers Maryam, mais seulement avec ses deux grandes sœurs, et Maryam n’est plutôt que le nom de sa mère sans en avoir le sens. »

Azita Rafeizadeh qui à 34 ans a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement : « Aussitôt qu’elle entre dans la section des femmes, Azita commence à parler de Bashir, son fils de 6 ans dont le comportement enfantin et sa façon de parler enchantent tout le monde. Bashir va rendre visite à son père dans la prison de Rajayee-Shahr et vient rendre visite à sa mère dans la prison d’Évine. Ce petit garçon ne peut pas supporter les longues distances, les courtes visites et les lourds regrets et privations après coup. Mais pour Azita, cette rencontre est réconfortante. »

Et enfin, Narges Mohammadi écrit sur sa situation. Une femme de 44 ans avec des jumeaux qui a été condamnée dans deux affaires à 6 ans de prison dans un cas et 16 ans dans le second. « Les jumeaux de Narges, Kiana et Ali, vivent à Paris avec leur père. Mercredi est un bon jour pour elle, car les mères sont heureuses avec leurs enfants, mais c’est aussi un jour difficile, car elle est privée du plaisir de voir les siens. »

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