Dans la matinée du dimanche 9 avril, les membres des familles des personnes condamnées à mort en Iran ont manifesté à Téhéran devant le parlement du régime des mollahs. Les participants à cette manifestation – qui avait rassemblé plusieurs centaines de personnes – ont demandé l’abolition de la peine de mort en Iran.

Venus de diverses villes et provinces (Téhéran, Ispahan, Fars, Lorestan, Yazd, Khorasan Razavi, Khorassan du sud, Ilam, Azerbaïdjan occidentale, Kurdistan, Kohkilouyeh et Bouyer Ahmad, Sistan et Baloutchestan, Mazandaran), les manifestants portaient des pancartes avec les inscriptions suivantes : « No à la peine de mort », « Ne tuez pas nos enfants », « Ne tuez pas le soutien de notre famille », « Nous demandons l’abolition de la peine de mort », « L’abolition de la peine de mort est la demande de tous les Iraniens », « Ne tuez pas la vie ».

Ce rassemblement a eu lieu alors que les agents des organes répressifs du régime étaient massivement déployés sur place. Ils avaient tenté d’empêcher la tenue de cette manifestation en harcelant et en menaçant les participants. Pour tenter de disperser la foule, les agents du régime ont arrêté plusieurs manifestants et les ont transférés vers un lieu inconnu. Par la suite, les familles de personnes arrêtées se sont rassemblés devant le bureau du procureur du régime situé dans la rue Behecht à Téhéran. Le régime a suspendu les services d’accès à l’Internet dans cette zone pour empêcher la diffusion des informations sur cette action de protestation.

Yahya Kamalpour, membre du parlement des mollahs, a dit que le nombre de prisonniers condamnées à mort pour trafic de stupéfiants s’élève à 5300 personnes (L’agence de presse Khaneh Mellat, le 9 avril 2017). Hassan Norouzi, un autre membre du parlement des mollahs, avait déclaré il y a quelques mois qu’en Iran, 5000 prisonniers âgés de 20 à 30 ans se trouvent actuellement dans le couloir de la mort. » (Agence de presse Mehr, le 23 novembre 2016).

Le régime des mollahs utilisent les exécutions massives comme un moyen pour créer une atmosphère de terreur dans la société.

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