Interview avec Jonas Maury

Les jeunes s’engagent, de plus en plus, et partout, en politique. Nous croyons que c’est un bon signe, car leur force et leur vivacité nous manque aujourd’hui dans la vie politique. Nous essayons, dans le cadre de nos moyens, leur donner la parole afin que cet engagement se renforce davantage.

Jonas Maury est le suppléant de Michèle de Vaucouleurs, candidate En Marche ! sur la 7ème circonscription des Yvelines.

 

A votre âge, qu’est-ce qui vous a inspiré pour vous engager dans la vie politique ?

J’ai 26 ans et je travaillais pour un « politique » avant même de faire de la politique. J’ai été pendant 2 ans le collaborateur parlementaire de David Douillet. A l’Assemblée Nationale, j’ai découvert le travail des députés… Avec ses bons et ses mauvais côtés !

J’ai vu de l’intérieur comment des députés pouvaient être d’accord sur une loi, avoir bossé ensemble des centaines d’heure, avec une envie de partager des idées, de faire avancer les choses… Pour, au final, lors du vote dans l’hémicycle, voter contre parce que leur Groupe avait donné la consigne de ne pas voter ce texte…

Vous pensez à la Loi Macron ?

Oui, entre autres. C’est pour ça que j’ai adhéré à la démarche de celui qui allait devenir notre Président. Il fait de la politique autrement : Il dit la vérité, il permet à toutes les bonnes volontés de s’exprimer et de travailler ensemble pour le bien du Pays. C’est ce que j’attendais, et je crois ce que la majorité des Français attendaient…

Pendant votre campagne législative, vous avez rencontrez des gens défiants par rapport à votre âge ?

Bien sûr ! J’entends régulièrement « Est-ce qu’il sera capable d’assumer les responsabilités liées à la fonction ? Est-ce qu’il n’est pas trop jeune ? ». Ce sont des questions légitimes.

Ma réponse est toujours la même : Jugez-moi sur mes compétences, sur mon attitude, et sur le programme d’Emmanuel Macron que je porte. Dans 5 ans, les électeurs jugeront un bilan. Que le député soit jeune ou vieux, ce sera son efficacité et son travail qui seront jugés.

Beaucoup de gens pensent qu’il faut une certaine expérience pour pouvoir être efficace en politique ? 

Il faut de l’assiduité et des compétences avant tout ! Les opposants de la République En Marche n’arrêtent pas de dire que nous sommes « une armée d’amateurs »… Tout ça parce qu’on viendrait de la société civile ? Regardez les CV des candidats qui se présentent sous nos couleurs, ils ont tous exceller dans leur vie professionnelle. Ils ont connu le « vrai » boulot, dans des « vraies » boîtes ! Je pense que les trois-quart des députés actuels n’ont ni leur force de travail, ni leur talent ni leur qualité.

Et puis, vous savez, là encore attendons de voir dans 5 ans : le mathématicien Cédric Villani, qui est candidat, prenait le pari ce vendredi dans le Huffington Post : « Dans 5 ans on dira que le groupe République En Marche aura été le plus assidu, le plus motivé, le plus soudé que l’on ait vu ! » Je partage totalement son point de vue.

Quels étaient les temps forts de cette campagne en cours ? Combien de temps vous y consacrer ?

A part quand je dors et quand je mange… 100 % de mon temps est consacré en ce moment à cette belle aventure !

Croyez-vous que la question des droits de l’Homme au tiers monde, notamment pour nous en Iran, pourrait être traitées de manière plus active pendant le mandat d’Emmanuel Macron ?

Le Chef de l’Etat a salué, il y a quelques jours, l’élection du candidat « modéré » Hassan Rohani face à son opposant « conservateur ». Le processus démocratique, en Iran, est un long chemin…  Ce qui est certain, c’est que l’actuel Gouvernement va travailler activement à « l’intensification des liens économiques, scientifiques et culturels » avec ce grand Pays, comme l’a rappelé Emmanuel Macron. Dans ce cadre, la question des Droits de l’homme est un sujet fondamental que la France, et l’Europe, doivent défendre coûte que coûte. C’est un enjeu essentiel pour que nous puissions former une communauté internationale stable qui trouve des solutions aux grands problèmes du Monde.

Les intérêts économiques ne risqueraient-ils d’en emporter face à des considérations humaines ?

C’est le problème auquel sont confrontés toutes les sociétés ouvertes et libérales : Comment agir face à des dirigeants et des régimes fermés qui bafouent les règles démocratiques ? Entre les bannir, et couper le dialogue, et fermer les yeux et faire comme si de rien n’était, il y a un vaste champs des possibles, notamment grâce au travail diplomatique, et peut-être également grâce justement aux rapports économiques et culturels.

Et puis, moi, sur ces sujets complexes, je pense qu’il faut faire confiance aux peuples, à ceux qui dans chaque pays, ne souhaitent ni la confrontation ni la guerre.

Auriez-vous un message ou des points particuliers à partager avec nos lecteurs ? 

Profitez de cette liberté que la France vous permet de vivre et d’exprimer. Je pense notamment aux jeunes réfugiés, dont votre association s’occupe, et je leur souhaite d’être heureux de participer à cette belle aventure humaine qui s’appelle la démocratie.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *