LesEchos- Une fois de plus, il sera le plus jeune. Arthur Dreyfuss est coutumier du fait. En devenant, début février, le secrétaire général de SFR, le jeune homme de 32 ans a franchi une nouvelle étape dans son parcours météoritique. A vingt-deux ans, il était déjà le benjamin du cabinet de Rachida Dati, alors garde des Sceaux. A 28 ans, c’était un protégé de Stéphane Fouks. A 30 ans, il décrochait le poste de « dircom » du groupe Altice, créé pour lui.

Une jeunesse lyonnaise

Leurs vies sont loin d’être parallèles pour autant. Arthur Dreyfuss n’est pas né au Maroc comme son boss, mais en région marseillaise. Puis il a grandi à Lyon, où il a fait son droit, pas Polytechnique. C’est d’ailleurs son militantisme, plus que ses études, qui le propulseront à ses débuts. A Lyon-III, au tournant des années 2000, le professeur Bruno Gollnisch enseigne encore. La fac est connue pour ses activistes d’extrême droite. Ardent défenseur de la cause israélienne – son fil Twitter regorge de positions tranchées et de prises de bec vigoureuses sur le sujet – Arthur Dreyfuss fait ses classes à l’UEJF.

A ce titre, il participe en 2006 à un voyage au Rwanda avec de nombreuses personnalités, dont Christiane Taubira, et à l’écriture d’un ouvrage sur la mémoire des grands génocides. Peu après, lors de l’inauguration d’un mémorial du génocide arménien à Lyon, il rencontre Dominique Perben, alors ministre des Transports. L’homme nourrit des ambitions politiques dans la capitale des Gaules. Arthur Dreyfuss se voit proposer un stage en cabinet. Il ne sait pas encore qu’il passera les cinq années suivantes au coeur de la machine.

 

en savoir plus

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *