Une prisonnière politique iranienne emprisonnée depuis neuf ans et récemment interdite de visite familiale, a écrit à sa fille pour son anniversaire. « Ma chère Nazanin, je n’étais pas avec toi pour ton 13e anniversaire. Je sais que maintenant tu comprends pourquoi nous sommes séparés », a écrit Maryam Akbari Monfared.

« Je sais que tu as beaucoup souffert ces neuf dernières années. Pourtant, nous nous sommes promis de sourire jusqu’à ce que les sourires illuminent les visages de tous les enfants iraniens. Nous nous sommes promis de chérir nos brèves visites, pour toutes les fois où nous n’avons pas été ensemble. Nous nous sommes engagés ensemble à vaincre un monstre. »

La lettre de Monfared, qui date du 6 octobre, explique comment elle a été arrêtée pour la première fois, arrachée à sa fille de trois ans, Nazanin, qui dormait dans ses bras, et combien il est douloureux de célébrer son anniversaire derrière la vitre du parloir et de devoir suivre l’âge de sa fille derrière les murs de sa cellule.

La semaine dernière Nazanin avait parlé de l’anniversaire d’une étape importante et de la façon dont elle s’attendait à le célébrer dans le parloir de la prison, mais les autorités pénitentiaires l’ont cruellement privée de ce droit. Sa mère a écrit à ce sujet: « Je ne pouvais supporter de te dire que notre visite la semaine prochaine serait annulée. Mon cœur brûlait de colère et de dégoût pour [les autorités], qui sont capables d’effacer même le sourire sur ton visage. Des flammes de colère brûlent encore en moi. »

Monfared, ainsi que les autres prisonniers politiques Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi, ont reçu une interdiction de trois semaines de visites familiales émise par le directeur du quartier des femmes de la prison d’Evine, après avoir protesté contre les tentatives des autorités carcérales de les interroger illégalement.

Monfared a été arrêté en décembre 2009 lors de manifestations contre les élections truquées du régime. Elle a été condamnée à 15 ans de prison par le juge Salavati de la section 15 du tribunal révolutionnaire en juin 2010

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