Plus de 70 prisonniers politiques participent à une grève de la faim dans la prison centrale d’Ouroumia. Les rapports indiquent qu’ils sont en grève depuis une semaine jusqu’à présent et que, le week-end dernier, leurs familles se sont mobilisées à l’extérieur de la prison pour organiser un rassemblement. Ils ont appelé les autorités compétentes à répondre aux demandes des détenus.

La grève a été déclenchée par un incident qui a exacerbé la colère des prisonniers. Lundi 15 octobre, les agents pénitentiaires du quartier 12 de la prison ont battu certains prisonniers et transféré certains d’entre eux en isolement. Il semble que les agents de sécurité ont perpétré cette attaque parce que les prisonniers avaient protesté contre le passage à tabac d’un autre prisonnier qui a ensuite été placé en isolement cellulaire.

Soixante prisonniers politiques du quartier 12 participent à la grève de la faim et ils ont été rejoints par dix autres prisonniers politiques qui sont détenus dans le quartier 13.

Kamran Darvishi et Hamid Rahimi participent également à la grève de la faim. Ces deux prisonniers politiques ont été violemment battus et placés en isolement cellulaire.

Au cours de l’attaque perpétrée par les agents de sécurité, de nombreux prisonniers politiques ont été blessés et ont subi des lésions graves. Il s’agit notamment de Hassan Rastegari qui avait été violemment battu et qui a maintenant des ecchymoses sur le corps et Ahmad Tamuie qui a plusieurs dents cassées. Turaj Ismaeeli a une blessure profonde après avoir été poignardé avec un objet tranchant et le nez de Kamal Hassan Ramezan a été brisé.

Depuis quelques jours, certains hauts responsables pénitentiaire se rendent à la prison pour exiger que les prisonniers mettent fin à leur grève. Ils ont promis de donner suite aux demandes qui sont formulées, mais, comme on pouvait s’y attendre (encore une fois), rien n’a été fait. Les prisonniers savent que toutes les promesses faites par les autorités sont mensongères.

Trois des prisonniers ont été convoqués par le juge qui est censé superviser les affaires de la prison. Les prisonniers n’iront pas voir le juge. Au contraire, ils demandent au juge de venir à la prison s’il veut parler.

A l’instar des détenus des différentes prisons du pays, ceux de la prison centrale d’Ouroumia sont maltraités et sont contraints de vivre dans des conditions épouvantables. Ils se voient refuser des soins médicaux essentiels et sont régulièrement victimes d’attaques non provoquées de la part des agents de sécurité. Trois prisonniers sont morts ces dernières semaines parce qu’on leur a refusé des soins médicaux.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *