Camps Ashraf et Liberty

Camp Ashraf 

Après les arrestations, les exécutions et les massacres commis par le régime intégriste au pouvoir en Iran, des survivants des familles de la Résistance iranienne ont été obligés

map ashraf

 de quitter le pays et de s’installer dans le camp d’Achraf en Irak, construit à partir de 1986, à 65 Km de la frontière irano-irakienne.Ce camp a accueilli, au fil des 25 dernières années, les résistants à la tyrannie. Il s’est une véritable ville qui incarnait pour le peuple iranien ce qu’incarnait pour les Français, pendant l’occupation, Londres et le général de Gaulle. En 2009, sous les pressions du régime iranien, l’armée américaine qui assurait la protection du camp, faisant une terrible erreur, l’a transférée aux forces irakiennes alliées à Téhéran.Après le soulèvement du juin 2009 en Iran, Achraf a été, à deux reprises, la cible d’attaques sanglantes de la part du gouvernement irakien, sur demande du régime iranien. 49 personnes dont 8 femmes ont été tuées et des centaines d’autres blessées. Le gouvernement irakien, manipulé par le régime iranien et épaulé dans sa démarche par le comportement partial de Martin Kobler, représentant de l’ONU en Irak, a forcé la quasi-totalité des résidents d’Achraf, sous la menace et la tromperie, de se déplacer en 2012 dans un autre camp près de la capitale Bagdad mal nommé camp Liberty, qui ressemblait dès le début à un camp de concentration, manquant cruellement des minimums de base et devenu aujourd’hui même un camp de la mort. En fait, depuis ce transformé, au cours des années, en

 transfert forcé, outre des résidents qui ont perdu la vie suite notamment aux restrictions médicales, Liberty a été la cible de 3 attaques à la roquette en 2013 faisant pas moins de 14 morts et une centaine de blessés. Attaque revendiquée par un groupe fidèle au régime iranien et qui en a promis d’autres dans l’avenir. 

La position d’Amnesty International sur Achraf:

Le gouvernement irakien doit respecter et protéger les droits des résidents du camp d’Ashraf

 

http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/iraq-investigate-deadly-violence-camp-ashraf-2011-04-08

La position de FIDH sur Achraf:

A speedy relocation of residents from Camp Ashraf to other locations in Iraq, as planned by Iraqi authorities, may lead to greater vulnerabilities.

http://www.fidh.org/Open-Letter-to-the-Secretary

Camp Liberty 

 

A la suite de deux attaques mortelles en juillet 2009 et avril 2011 menées par des forces irakiens qui, selon les Nations Unies et d’autres institutions des droits de l’Homme, dont Amnesty International, ont laissé parmi les résidents sans défense 49 morts et une centaine de blessés graves, les résidents qui sont sous la protection de la quatrième Convention de Genève, ont accepté de déménager au camp Liberty, une ancienne base américaine près de l’aéroport international de Bagdad, afin de prévenir de nouvelles violences. En septembre 2011, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré les résidents comme « demandeurs d’asile » et «personnes d’intérêt », qui ont droit à des protections internationales.
En attendant, les forces irakiennes ont imposé un siège médical sans précédent au camp Liberty, l’AMM (Association médicale Mondial) affirme que cette situation «  est une violation flagrante des principes de l’éthique médicale et des droits humains. Le droit de chacun à jouir de la meilleure santé physique et mentale est une composante fondamentale des droits humains, inscrite dans l’article 14 du Pacte International sur les droits économiques, sociaux et culturels que l’Irak a ratifié en 1971.”

en octobre 2015, une attaque à la roquette a tué 24 personnes au camp Liberty, et une dernière attaque le 4 juillet 2016 y a laissé 50 blessés, même si officiellement ils sont protégés par l’ONU. Nous essayons d’empêcher d’autres attaques et les aider à sortir de cette situation.